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Patrimoine
Rénovation de l’église 2006 PDF Imprimer Envoyer

chantier eglise 2006 2007

Le 4 décembre 2006, les premiers échafaudages nécessaires aux travaux de la 2ème tranche de rénovation de l’église arrivaient au bourg.

Depuis, les entreprises ont pris possession du chantier et travaillent à redonner à l’église, d’ici juin 2007, un bel aspect extérieur, tant au niveau de ses murs que des revers pavés.

Didier Saurel, architecte du chantier : « La première action a été de retirer l’enduit ciment posé depuis plusieurs dizaines d’années. Le ciment ne laisse rien respirer et le résultat sur les pierres, qui plus est de qualité inégale, a été catastrophique. Le ciment n’autorise pas les échanges gazeux. L’humidité s’installe, le salpêtre apparaît, les matériaux souffrent et sont ‘mangés’. C’est dommage. » Les contreforts du chœur, épargnés par la « folie ciment » montrent comment auraient évolué ces murs naturellement. Leurs pierres seront presque toutes laissées apparentes, au contraire des murs de la nef. Un enduit à la chaux doit être passé pour reprendre les parties abîmées. Puis un enduit résiné teinté donnera à l’ensemble un très bel aspect.

Les vitraux du chœur vont être remis en plomb, ceux du clocher restaurés et ceux de la nef remplacés.

À l’intérieur, les parements du chœur et le dallage de la nef sont repris. Un caveau a été découvert, dont on laissera l’occupant, anonyme, reposer en paix. Des caniveaux techniques et de ventilation seront posés au pied de chaque mur, recouvert de caillebotis en acier. « Tous les tuyaux et fils passeront dessous. » Quant aux murs, après avoir bien respiré, débarrassés les premiers du ciment catastrophe, ils bénéficieront d’un enduit clair, marquant les chaînages de pierres et les baies.

Livraison de cette 2ème phase printemps-été 2007.

(Seignosse Mag. n°12 - hiver 2006/2007)

 
Les Landes d'André Vidal PDF Imprimer Envoyer

Marine André Vidal

Le peintre André Vidal est né à Nîmes vers 1880 dans une famille protestante. Sa mère peignait et un de ses oncles obtint un prix de Rome. Après des études artistiques, il s’oriente vers un professorat de dessin. Il est gravement blessé au visage lors de la guerre 14-18.

En 1919 il est nommé professeur au lycée Montaigne de Bordeaux. Il sympathise avec un autre professeur, M. Joseph Labescat, futur maire de Seignosse, ainsi qu’avec M. Costedoat de Sault de Navailles, avocat, adjoint au maire de Bordeaux, chargé de la culture. Parallèlement, Vidal professe à l’école des Beaux arts et expose dans de nombreuses galeries de la ville. A Bordeaux il fréquente Roganeau, peintre du plafond du Grand théâtre (et de 2 tableaux dans l’église de Lit-et-Mixte), ainsi que la famille Mauriac. Il habite dans le quartier Saint Genès, rue Dubourdieu, près du domicile de M. Labescat.

En convalescence à Seignosse, invité par M. Labescat dans sa belle demeure marensine, il revient régulièrement jusqu’en 1940 dans cette maison de famille. Il expose en 1924 au Salon d’automne sa grande toile : le chantier, représentant des forestiers dans le pignadar en train de débarder des billons de pin. Les ancêtres reconnaîtront, de gauche à droite : Lucien Comte, Cyrille Sorraing, Gaston Dulaurent (par ailleurs garde champêtre), Fernand Labèguerie. Devant le succès de cette toile, il en exécutera de nombreuses reproductions que les acheteurs s’arrachent. Maurice Martin dédie à l’œuvre ce quatrain :

Adieu calme des bois et vous altières dunes

Qui prêtez un peu d’ombre aux paisibles lagunes !

Demain le pignadar sans pitié dégarni

Aura le morne aspect d’un long rêve fini.

David Chabas reproduit « le chantier » en 1927 dans le livre qu’il publie « Nos Landes ».

Entre-temps, M. Labescat est devenu maire de Seignosse. Il propose à Vidal la Décoration de la salle du Conseil, à partir du tableau de 1924 jusqu’à la liste des morts de 1934. Les frises de bordure, inachevées, seront terminées lors de la restauration de 1993. Outre la pièce maîtresse « le chantier », on peut admirer : l’écorceur de liège (Cyrille Sorraing), le résinier (Henri Ferrand), les pêcheurs d’anguilles au verveux sur le Lac Blanc (Fernand Labèguerie, Charles Clet), les enfants au bord du lac (Emmanuel Labèguerie, Paulette Labescat, fille du maire, future Mme Hiriart).

Un pan de mur reproduit une scène du village avec les joueurs de pelote (Basile Cassiet à gauche, Dosba à droite), un groupe de cinq hommes (Léon Desclaux, Barthélémy Labeyrie, Felix Clet, Felix Lartigau et un surnommé « Claou »),

Au fond et au milieu trois personnages (Graciet, Sylvia, Loulou) et les cinq personnages du fronton (Joseph Labescat, maire, Baptiste Sourails, Lagardère, instituteur et secrétaire de mairie, Bats, Roger Darrigade « di Paco »).Deux vues des dunes, le Tuc dous brocs et la plage du Penon , une allégorie très classique aux morts de 14-18 complètent l’ensemble.

Vidal sculptait également et, chaque fois qu’il venait à Seignosse, il réalisait des petits sujets en mie de pain qu’il peignait à l’intention de la jeune Paulette Labescat (devenue Mme Hiriart, décédée il y a peu). Grand, ayant la jovialité du méridional, il disait en plaisantant qu’il préférait la garrigue à nos « plats d’épinards » (les forêts landaises). Vers 1930, il remporta sur Sourgen la décoration de la mairie de Bias pour laquelle il réalisa dans une remarquable palette de bleus nuancés 4 tableaux dans la salle du Conseil (les pins gemmés à mort, les canards sauvages, le ruisseau dans les fougères, l’écureuil) et 5 dans la salle des commissions ( la ferme, au bord du lac, le muletier et un grand triptyque de 5 m de long dans lequel la pièce principale est le chargement des billons, encadrée par les résiniers et l’amasse ou la récolte de résine.

Il prit sa retraite d’enseignant en 1939. Les années sombres allaient résonner tragiquement pour André Vidal. C’est d’abord le 19 juin 1940 une bombe perdue qui détruit sa maison bordelaise. Replié à Nîmes, quelques mois après, alors qu’il peignait dans la garrigue, il est mitraillé et tué par un avion italien. Son épouse, une Toulonnaise qui fut un de ses modèles, finit sa vie sans enfants à Nîmes au 40 rue Porte de France.

Dans le Bénézit qui recense tous les peintres figure un homonyme d’André Vidal. Les œuvres de « notre » André Vidal méritent d’être connues et conservées.

Avec l’aimable collaboration de Jean Marie Duten - Pour la Société de Borda - Seignosse 20 mai 2006

(Seignosse Mag. n°11 - Eté 2006)

 
La première tranche des travaux de l'église PDF Imprimer Envoyer

interieur eglise saint andré

La première tranche de travaux pour la rénovation de l’église du bourg est bien engagée et laisse apparaître des éléments historiques extrêmement intéressants.

« Le chœur est magnifique, déclare Luc Colas, architecte du chantier. Les chapiteaux, les niches, les bases de colonnes sont du 15ème. Les empreintes de polychromies mises à jour ne trompent pas. »

Pour la nef, les traces laissent entrevoir une histoire plus complexe. « C’est du gothique, du gothique primitif, voire parfois du roman, avec des modifications fin 19ème, puis 20ème. Il faudra produire un document historique précis sur ce monument de Seignosse. Il en vaut la peine et intéressera les visiteurs »

L’outrage fait au corps de l’édifice et à sa charpente va être réparé : fini le hideux faux plafond. La nef va retrouver une voûte (en bois de châtaigner) et un volume à sa mesure.

La première tranche, qui concernait la charpente-menuiserie et le maçonnerie-pierre de taille, s’achève en mai 2005. L’éclairage de la nef et du chœur est également au programme.

Pour les tranches suivantes, Luc Colas et le Maire pensent avoir plus d’arguments à faire valoir auprès des partenaires institutionnels, en vue d’un octroi de subventions. « Les éléments mis à jour ces dernières semaines confèrent à l’ouvrage un tout autre intérêt historique. Cela jouera lors de l’étude de notre nouveau dossier par les instances concernées. »

(Seignosse mag. n°8 - hiver 2005)

 
La nouvelle voute de l'église St André PDF Imprimer Envoyer
nouvelle voute eglise St André 2005

La première tranche des travaux de restauration de l’église de Seignosse s’est achevée en mai 2005. Pour l’occasion, le Maire et l’équipe municipale sont allés visiter l’intérieur de l’édifice qui a pris un tout autre aspect.

Le faux plafond installé dans les années 1970 a été détruit et remplacé par une voûte en bois de châtaignier qui redonne à la nef toute sa grandeur, ainsi qu’une excellente qualité phonique. Les murs ont retrouvé leurs pierres originelles.

Au fur et à mesure des travaux, l’église a révélé des éléments artistiques et architecturaux qui lui confèrent une valeur patrimoniale certaine. L’église de Seignosse, se situant sur un des chemins de St Jacques de Compostelle, était probablement romane à l’origine, comme toutes les églises des communes environnantes. Les deux colonnes ornant l’entrée du chœur le confirment. Mais il existe également des éléments gothiques, datant du 15ème siècle. Le clou du projet sera de restaurer ce chœur pour lui redonner sa beauté initiale, déjà suggérée par ses colonnes et sa voûte.

Luc Colas, architecte du chantier, doit faire des propositions au Maire pour les prochaines tranches de travaux. Il sera certainement question de traiter les problèmes d’humidité des murs, de restaurer les murs à l’origine et de soigner les abords extérieurs.

L’église de Seignosse nécessite encore beaucoup de travail pour retrouver son allure naturelle et sa valeur historique, mais elle en vaut la peine.

Des panneaux d’information, réalisés par l’architecte Luc Colas, doivent être mis en place à l’entrée de notre église, récapitulant précisément les particularités de l’édifice : un diagnostic et un projet de restauration, illustrés de documents graphiques et photographiques.

(Seignosse Mag. n°9)

 
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